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Saison 26
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  • Des foils en Y escamotables et réglables en trois dimensions

    Inspirés des appendices des monocoques volants de l'America's Cup. ces foils en Y dotés d'une aile de plus de 5 mètres d'envergure, ont été pensés pour générer une forte sustentation, gagner en puissance et autoriser de nombreux règlages pour optimiser le vol à toutes les allures et dans toutes les conditions. Outre leur "carrure" impressionante, ces foils présentent de nombreuses spécificités inédites.

    Des safrans en U révolutionnaires

    C'est probablement la partie la plus spectaculaire -au sens démonstratif- des innovations réalisées sur le nouveau Maxi Edmond de Rothschild. Pour pouvoir voler haut dans la mer formée en évitant les sorties de route, le souhait était de concevoir des safrans très longs qui restent au contact de l'eau. Problème : plus les safrans sont longs, plus ils ont tendance à se déformer sous la pression, dégradant fortement la conduite ainsi que l'efficacité de leur plan porteur. Il fallait donc inventer une nouvelle géométrie pour donner à ces appendices une raideur maximale, résister à la cavitation et finalement, mieux contrôler le bateau, mieux exploiter sa puissance. C'est ainsi que sont nés ces safrans en U de plus de 4 mètres de long (soit un mètre de plus que ceux de Gitana 17). Leur forme qui évoque un trépied ou un π inversé n'est que la partie visible de leur caractère très spécial.

    Une dérive optimisée pour stabiliser le bateau et limiter la cavitation

    De grande envergure, la dérive se présente comme un empennage d'avion avec deux volets réglables, l'un sur la partie verticale et l'autre sur la partie horizontale, la fameuse "aile de raie". La nouveauté sur Gitana 18 est le positionnement de cette aile de raie à l'arrière de la partie verticale de l'appendice (et non plus à l'aplomb), afin de réduire au maximum les perturbations de flux et les problèmes de cavitation.

    Gréement : des barres de flèche pour réguler la puissance de la grand-voile en navigation

    Le mât de Gitana 18 est 1.50 mètres plus haut que celui de son prédécesseur. La bôme est aussi plus courte, pour un plan de voilure finalement plus élancé. Mais la grande originalité est la présence de barres de fléche réglables en dynamique, permettant de cintrer l'espar (littéralement le plier d'avant en arrière). Ces barres de flèche actionnées par des verins peuvent s'orienter de 35 degrès et générer du creux au millieu du mât. La raison de ce système inédit : offrir la possibilité de réguler la puissance de la grand-voile, soit la creuser dans les petits airs pour pouvoir décoller plus vite, ou l'aplatir pour libérer de la puissance dès que le bateau navigue à haute vitesse et/ou que le vent est fort. Le fait de pouvoir jouer sur le creux, et donc la puissance de la grand-voile, peut aussi constituer un gain de temps et d'énergie pour le marin solitaire : retarder ou annuler une prise de risque ou un changement de voile d'avant par exemple.

    Coque centrale:
    un roof intégré et structurel

    Le souhait des architectes et du design team de Gitana était de concevoir une plateforme extrêmement raide et solide structurellement. Qu'il s'agisse des flotteurs qui doivent pouvoir encaisser de lourdes contraintes sous l'action des foils et des safrans, ou de la coque centrale, qui a tendance à entrer en torsion. Le roof fermé est non seulement intégré à la coque, mais il participe aussi à sa structure. A l'intérieur, l'ergonomie du cockpit où sont centralisées les manoeuvres, est le résultat de nombreuses heures de réfléxion et de travail. Le roof est par ailleurs remarquable par la quantité et la taille de ses hublots. Cette configuration répond aux règles de visibilité de la jauge Ultim et offre aux marins la possibilité d'assurer une veille visuelle optimum.

    17.11.2005

    L’esprit d’équipe.

    Alors que les multicoques entament leur 12ème jour de course, la lutte en tête est loin d'être terminée. Gitana 11 a repris la deuxième place ce matin et grignote les milles grâce à une trajectoire plus directe vers l'Ascension.

    par gitana_admin

    L’esprit d’équipe

    Alors que les multicoques entament leur 12ème jour de course, la lutte en tête est loin d'être terminée. Gitana 11 a repris la deuxième place ce matin et grignote les milles grâce à une trajectoire plus directe vers l'Ascension. La flotte devrait logiquement atteindre l'île en début de soirée. Gitana X quant à lui sort tout juste du Pot au Noir après une journée délicate et usante. Le bateau est toujours en 4ème position à plus de 600 milles certes mais notons que le duo Thierry Duprey du Vorsent / Erwan Le Roux s'est accroché depuis le départ dans des conditions difficiles, rythmées par une série d'avaries qui ne les ont pourtant jamais découragés.

    C’est bel et bien deux courses différentes que vivent actuellement les deux binômes du Gitana Team. D’un côté Frédéric Le Peutrec et Yann Guichard caracolent dans le trio de tête et jouent du coude à coude avec leurs concurrents directs à la victoire. Pendant la nuit, ils ont mené un Gitana 11 plus véloce et plus rapide, d’où une remontée flagrante qui n’est pas sans inquiéter leurs adversaires. De l’autre, Thierry Duprey du Vorsent et Erwan Le Roux font également une course superbe mais malheureusement plus personnelle. La route semble longue à l’équipage qui accuse un retard pénalisant même s’il garde le moral notamment en suivant les belles trajectoires de Gitana 11…

    Thierry Duprey du Vorsent joint ce midi :

    « Le début de parcours a été un peu raide et c’est ce qui fait qu’on est là aujourd’hui mais on s’accroche. En ce qui nous concerne, nous avions choisi une trajectoire très Est le long des côtes africaines. Il y a 4 ans avec Gitana IX, nous avions pris une option identique et nous avions galéré avec les pêcheurs le long de la Mauritanie, cette année le trafic est beaucoup moins important, on a tout  juste croisé quelques embarcations ! Je suis content de sortir du Pot au Noir car la journée d’hier a été vraiment difficile à gérer avec des grains dans 30 noeuds et pétole à suivre… on a pris un gros coup sur la patate. On est derrière depuis tous nos soucis techniques mais sans jouer la victoire l’objectif était quand même de grignoter des milles et il faut dire que la météo n’a jamais été favorable à un retour par l’arrière. On a beaucoup galéré car il n’y a pas eu les ingrédients pour nous permettre de revenir. Ce n’est pas toujours facile de se battre uniquement contre le vent sans être vraiment dans la course mais on suit de loin Gitana 11, on leur envoie des encouragements et si on pouvait leur donner des milles supplémentaires, on le ferait ! Fred et Yann sont très bien positionnés pour le passage de l’Ascension et même par rapport à Banque Populaire. Je suis confiant, les deux bonhommes assurent et le bateau a un gros potentiel au portant. « 

    Frédéric Le Peutrec :

    « Nous n’avons rien lâché pendant la nuit, on a décidé de tenter notre chance… on a allumé et forcément pas beaucoup dormi. On est fatigué mais content… ça va bien ! Nous sommes maintenant tout près d’Ascension, 45 milles environ, enfin un peu plus parce qu’on est au près ! Banque Pop va abattre et on va revenir encore sur eux. Au passage d’Ascension on risque de se retrouver à quelques milles avec l’avantage psychologique du chasseur.
    Géant a dû avoir une mauvaise surprise ce matin ! Sinon pas de bobos à déplorer mais on a hâte de finir…. dimanche ? Pour l’apéro ? On attendra nos amis du « X » qui n’ont pas une course facile et qui s’accrochent, on pense à eux ! »

    Météo

    Les trimarans évoluent actuellement dans une mer courte et délicate qui oblige les équipages à ménager leur monture pour garder le potentiel des bateaux intact avant le sprint final vers Bahia. Les Alizés de Sud / Est devraient se maintenir encore au moins 48h à suivre du passage de l’Ascension.