Heritage

Saison 26
Années
  • 2019
  • 2025
Evenements
  • Brest Atlantiques
  • Chantier construction Gitana 18
Afficher les resultats (0)
supprimer tous les filtres
  • Actualités
  • Galerie
  • Gitana 18
  • Équipe
  • Des foils en Y escamotables et réglables en trois dimensions

    Inspirés des appendices des monocoques volants de l'America's Cup. ces foils en Y dotés d'une aile de plus de 5 mètres d'envergure, ont été pensés pour générer une forte sustentation, gagner en puissance et autoriser de nombreux règlages pour optimiser le vol à toutes les allures et dans toutes les conditions. Outre leur "carrure" impressionante, ces foils présentent de nombreuses spécificités inédites.

    Des safrans en U révolutionnaires

    C'est probablement la partie la plus spectaculaire -au sens démonstratif- des innovations réalisées sur le nouveau Maxi Edmond de Rothschild. Pour pouvoir voler haut dans la mer formée en évitant les sorties de route, le souhait était de concevoir des safrans très longs qui restent au contact de l'eau. Problème : plus les safrans sont longs, plus ils ont tendance à se déformer sous la pression, dégradant fortement la conduite ainsi que l'efficacité de leur plan porteur. Il fallait donc inventer une nouvelle géométrie pour donner à ces appendices une raideur maximale, résister à la cavitation et finalement, mieux contrôler le bateau, mieux exploiter sa puissance. C'est ainsi que sont nés ces safrans en U de plus de 4 mètres de long (soit un mètre de plus que ceux de Gitana 17). Leur forme qui évoque un trépied ou un π inversé n'est que la partie visible de leur caractère très spécial.

    Une dérive optimisée pour stabiliser le bateau et limiter la cavitation

    De grande envergure, la dérive se présente comme un empennage d'avion avec deux volets réglables, l'un sur la partie verticale et l'autre sur la partie horizontale, la fameuse "aile de raie". La nouveauté sur Gitana 18 est le positionnement de cette aile de raie à l'arrière de la partie verticale de l'appendice (et non plus à l'aplomb), afin de réduire au maximum les perturbations de flux et les problèmes de cavitation.

    Gréement : des barres de flèche pour réguler la puissance de la grand-voile en navigation

    Le mât de Gitana 18 est 1.50 mètres plus haut que celui de son prédécesseur. La bôme est aussi plus courte, pour un plan de voilure finalement plus élancé. Mais la grande originalité est la présence de barres de fléche réglables en dynamique, permettant de cintrer l'espar (littéralement le plier d'avant en arrière). Ces barres de flèche actionnées par des verins peuvent s'orienter de 35 degrès et générer du creux au millieu du mât. La raison de ce système inédit : offrir la possibilité de réguler la puissance de la grand-voile, soit la creuser dans les petits airs pour pouvoir décoller plus vite, ou l'aplatir pour libérer de la puissance dès que le bateau navigue à haute vitesse et/ou que le vent est fort. Le fait de pouvoir jouer sur le creux, et donc la puissance de la grand-voile, peut aussi constituer un gain de temps et d'énergie pour le marin solitaire : retarder ou annuler une prise de risque ou un changement de voile d'avant par exemple.

    Coque centrale:
    un roof intégré et structurel

    Le souhait des architectes et du design team de Gitana était de concevoir une plateforme extrêmement raide et solide structurellement. Qu'il s'agisse des flotteurs qui doivent pouvoir encaisser de lourdes contraintes sous l'action des foils et des safrans, ou de la coque centrale, qui a tendance à entrer en torsion. Le roof fermé est non seulement intégré à la coque, mais il participe aussi à sa structure. A l'intérieur, l'ergonomie du cockpit où sont centralisées les manoeuvres, est le résultat de nombreuses heures de réfléxion et de travail. Le roof est par ailleurs remarquable par la quantité et la taille de ses hublots. Cette configuration répond aux règles de visibilité de la jauge Ultim et offre aux marins la possibilité d'assurer une veille visuelle optimum.

    23.02.2011

    Pierre Pennec et ses hommes gardent la tête froide.

    Quatre jours déjà que les onze équipages en lice dans le Grand Prix de Muscat s’affrontent sur le magnifique plan d’eau de The Wave Muscat. Profitant de conditions météorologiques agréables et d’une douce brise d’une dizaine de nœuds, les organisateurs ont enchaîné les manches sans relâche et huit au total ont pu être courues !

    par gitana_admin

    Pierre Pennec et ses hommes gardent la tête froide

    Quatre jours déjà que les onze équipages en lice dans le Grand Prix de Muscat s’affrontent sur le magnifique plan d’eau de The Wave Muscat. Profitant de conditions météorologiques agréables et d’une douce brise d’une dizaine de nœuds, les organisateurs ont enchaîné les manches sans relâche et huit au total ont pu être courues ! Peu satisfaits de leur journée d’hier, Pierre Pennec et ses trois équipiers – Thierry Fouchier, Hervé Cunningham et Christophe Espagnon, avaient à cœur de redresser la barre dès les premières régates du jour. En remportant la troisième course de l’après-midi et en se montrant plus régulier qu’hier sur les autres, l’équipage de Groupe Edmond de Rothschild conserve la tête du classement provisoire. Une place que bon nombre de leurs adversaires leur envie ce soir, à une journée de la fin du premier acte de la saison 2011.

    « Notre journée est vraiment positive car nous avons eu, à peu de choses près, les mêmes conditions de vent qu’hier mais nous avons su bien mieux faire avancer le bateau. Cela nous a permis d’ajouter quelques points entre nos concurrents directs et nous, mais à l’échelle des manches qu’ils nous restent demain, ce n’est pas encore assez. Le niveau est tellement homogène et les bateaux sont tellement proches que ce soir personne n’est à l’abri ! » assurait Pierre Pennec. La valse des positions dans le classement et l’arrivée de Red Bull et du team Néo-Zélandais dans les quatre premiers, alors qu’hier soir ils occupaient respectivement la 5ème et la 7ème place, viennent confirmer les dires du skipper de Groupe Edmond de Rothschild.

    L’après-midi qui vient de s’écouler a été sous haute tension. Après quatre jours de compétition, les organismes des marins commencent à montrer quelques signes de faiblesse. Mais plus que physique, la fatigue se fait nerveuse. Comme en témoignent les nombreuses pénalités distribuées aujourd’hui sur le plan d’eau omanais les esprits s’échauffent et les équipages se battent plus que jamais pour obtenir des points toujours plus précieux à mesure que le Grand Prix avance. « L’une des clés de la réussite est de trouver un bon équilibre entre l’agressivité et la prudence. Car si nous sommes trop prudents sur les départs, nous passons derrière, mais à l’inverse si nous sommes trop agressifs nous avons toujours le risque de la sanction avec des pénalités. Aujourd’hui, nous avons su trouver ce dosage une bonne partie de l’après-midi avec peut être un peu moins de réussite dans les deux dernières manches » nous confiait Thierry Fouchier à son retour dans la Marina de The Wave Muscat, avant de se projeter dans la journée qui les attend demain : « Nous faisons des erreurs à bord mais les autres en font aussi et pour l’instant plus que nous d’ailleurs puisque nous sommes toujours en tête du classement à une journée de la fin du Grand Prix. Demain, plus que jamais il faudra être solide et ne pas laisser filer le moindre point inutilement. Le jeu est très serré et le sera jusqu’au bout. C’est certain que l’on préfèrerait avoir Grand Prix gagné avant la dernière régate, celle où les points comptent double, mais la flotte est très dense et je pense qu’il va falloir se battre jusqu’à la dernière régate. Mais c’est ce qui fait aussi la beauté des Extreme Sailing Series.»


    Demain, premier jour du week-end Omani, le public est attendu très nombreux pour venir assister aux ultimes joutes nautiques de ce Grand Prix de Muscat. La première régate débutera peu après 14 heures (heure locale, soit 11 heures à Paris).

    L’équipe a la parole

    Thierry Fouchier, régleur voiles d’avant : « Dans des journées où huit manches sont lancées, d’autant plus quand nous avons déjà trois jours de compétition dans les bras, les organismes sont forcément sollicités. Mais nous nous sommes préparés sérieusement à Mussanah, avant de venir ici, et chacun de notre côté nous avons suivi une préparation physique afin d’être bien présents sur des après-midi comme celle-ci. Il faut apprendre à doser en plus, car il faut garder du jus pour le dernier jour. Depuis 48 heures, nous n’avons pas de conditions musclées sur l’eau, donc je dirais que la fatigue est peut-être plus nerveuse que physique. Cette année, nous sommes onze bateaux sur la ligne de départ et il est encore plus difficile qu’avant de se faire sa place. Les croisements aux bouées sont tendus car les places se jouent à très peu de choses.
    Nos poursuivants, notamment Artemis et Team New Zealand, apprennent vite mais connaissant bien leur niveau de professionnalisme, pour les avoir côtoyé sur la Coupe, je ne suis pas du tout étonné de les voir ce soir avec nous. D’autant qu’ils ont une démarche un peu différente de la nôtre, avec des équipes de coachs très compétentes qui les aident à appréhender très vite le plan d’eau et qui observent pour eux la concurrence.» 

     
    Cyril Ducrot, responsable technique :« Avec Marie, nous travaillons en binôme en exploitant chacun nos petits spécialités. Nous fonctionnons ainsi pour la 2ème année consécutive et nous commençons à acquérir des automatismes qui nous permettent de pousser un plus loin notre travail de préparation du bateau.  Dans une journée type, nous travaillons le matin en fonction de la liste que nous a communiquée l’équipage à son retour de navigation. Mais je dois dire que depuis notre arrivée à Muscat, ils sont particulièrement soigneux et la job list se résume en deux lignes. Nous avons également quelques travaux qui sont répétés quotidiennement, à savoir notamment le nettoyage de la carène et la vérification complète des appendices (safrans et dérives). L’après-midi, je suis à la disposition de l’équipage sur le zodiac d’assistance Gitana avec de l’eau, quelques gâteaux mais surtout le matériel de secours nécessaire pour les petites réparations, celles que nous pouvons effectuer sur l’eau entre les manches. Je filme également les régates afin que chaque soir l’équipage puisse débriefer en s’appuyant sur de l’image et des faits concrets. Quand nous passons de longues semaines à préparer le bateau, le voir si bien placé dans le classement est forcément une vraie satisfaction et une motivation.»  


    Classement provisoire du Grand Prix de Muscat le 23 février (après vingt-cinq manches)
    1. Groupe Edmond de Rothschild – 194 points
    2. Artemis Racing – 187 points
    3. Red Bull Extreme Sailing – 183 points
    4. Emirates Team New Zealand – 176 points
    5. Luna Rossa – 163 points
    6. The Wave, Muscat – 165 points
    7. Alinghi  – 161 points
    8. Oman Air – 143 points
    9. Team Extreme – 96 points
    10. Niceforyou – 75 points
    11. Team GAC Pindar – 44 points