Charles Caudrelier revenait sur ces premiers moments de vol à la barre du nouveau Maxi Edmond de Rothschild :
« Dans la vie du bateau, trois mois après sa mise à l’eau, nous sommes plutôt dans la phase de découverte et de mise au point, mais dans mon esprit je suis déjà dans la performance et la compétition. Avec le Gitana Team, nous connaissions Gitana 17 sur le bout des doigts. Là tout est nouveau. De Gitana 17 à Gitana 18, les sensations sont extrêmement différentes. Le bateau est très raide et nerveux, ce qui correspond exactement à nos attentes. Lundi, même si c’est toujours difficile de mesurer précisément le vent car plusieurs paramètres entrent en jeu, les relevés au large de Belle-Île affichaient entre 10 et 13 nœuds… après quelques minutes pour trouver les bons réglages, le Maxi a décollé et 20 minutes plus tard notre vol était stable !
Nos foils sont vraiment la touche finale de Gitana 18, l’une des grandes nouveautés. Nous avons poussé très loin le design. Ce sont des pièces très techniques, inédites à cette échelle et avec tous les systèmes que cela induit. Ces pièces arrivent plus tardivement que prévu, on ne va pas le cacher, mais nous n’avons pas perdu notre temps depuis la mise à l’eau. Tout est tellement nouveau et différent à bord, au-delà des appendices dont on parle beaucoup, que cette période sans foil nous a permis d’y aller pas à pas, sans brûler les étapes, que ce soit pour la prise en main du mât à barres de flèche, la direction de barre électrique ou encore le pilote automatique spécialement développé avec WDS pour ce bateau.
La Route du Rhum part dans 5 mois. Les délais sont courts, nous le savons, et chaque instant compte. Pour être en capacité de remporter des courses, Gitana 17 a demandé une mise au point de deux ans. Mais aujourd’hui nous pouvons aussi nous appuyer sur l’expérience et le savoir-faire du team, et tout le travail de projection et de navigations virtuelles réalisé grâce au jumeau numérique sur simulateur. Les prochains mois s’annoncent chargés mais je me rends compte tous les jours du privilège que nous offre notre armatrice, Ariane de Rothschild, d’être à la place où nous sommes. »